Fanfan écrit l’histoire de Bérurier noir

Vous ne le savez peut-être pas, mais François Guillemot, dit Fanfan ou aussi FanXoa, ex-chanteur du groupe punk Bérurier noir (1983-1989), est également historien, ingénieur de recherche au CNRS, en charge de la documentation sur le Viêt Nam à l’Institut d’Asie orientale (IAO, CNRS), École normale supérieure de Lyon. Lire la suite

L’État et le monopole de la violence

Dans le Savant et le Politique, Max Weber forge le concept politique de violence légitime. Weber définit en effet l’État comme l’institution détenant le monopole de l’usage légitime de la force physique : « un État est une communauté humaine qui revendique le monopole de l’usage légitime de la force physique sur un territoire donné ». Lire la suite

Tarnac : un procès très attendu

L’excellent magazine lundimatin suit de près le procès dit de « Tarnac » qui s’est ouvert le 13 mars en publiant plusieurs articles et compte-rendus d’audience. Nous vous en conseillons la lecture ICI et LA. L’enjeu pour les uns est d’utiliser le procès comme une tribune et si possible d’éviter une condamnation (qui sonnerait comme une énorme erreur judiciaire), pour les autres de tenter de ne pas trop ridiculiser la justice, largement instrumentalisée par le système politico-policier dans cette affaire, abracadabrantesque…

Thomas Sankara : sans formation politique un militaire n’est qu’un criminel en puissance

Thomas Sankara est l’un des leaders africains qui a le plus marqué l’histoire. Grâce à son intégrité, sa résolution, son intelligence, il est en grande partie à l’origine du rayonnement de l’expérience révolutionnaire burkinabé du 4 août 1983 au 15 octobre 1987.

Bien que je ne sois pas fan des militaires, Thomas Sankara est devenu un symbole révolutionnaire, un « Che Guevara africain », il fait partie de mon « panthéon africain » aux côtés de Patrice Lumumba et Nelson Mandela. Lire la suite

Arte : Ni Dieu ni maitre – Une histoire de l’anarchisme

Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme est un documentaire de Tancrède Ramonet sorti en 2016 et passé sur Arte en 2017.

« Ni Dieu Ni Maître » revient sur tous les grands événements de l’histoire sociale des deux derniers siècles et dévoile l’origine et le destin de ce courant politique qui combat depuis plus de 150 ans tous les maîtres et les dieux.
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Sobriquets antiphrastiques

L’onomastique des noms de personne abonde en sobriquets antiphrastiques, et ceux qui s’appellent Sire ou Lesire, Prince ou Leprince, … etc., ne se doutent pas tous de l’ironie qui présida à la désignation de l’ancêtre de leur race. Les Grecs n’appelaient-ils pas déjà Philopator, Philometor, Philadelphe des princes qui avaient été les meurtriers de leur père, de leur mère ou de leur frère ?

Vie Lang., no137, 1963, p. 405.

Harcèlement, derrière le # un fait social

« Je ne suis pas TA jolie » – Jeanne Menjoulet 2014 – CC BY 2.0

Suis-je ce que la société fait de moi ? Expliquer, est-ce excuser ? Dans Le Monde du 25 octobre 2017, Thomas Schauder, professeur de philosophie, revient dans Phil d’actu sur les réactions au hashtag #balancetonporc et comment la sociologie explique ce qu’est un « fait social ». Lire la suite

Ni catalanistes, ni espagnolistes !

En ces temps troublés de l’autre côté des Pyrénées il est salutaire d’aller voir un peu ce qui se dit dans les rangs libertaires et anarchistes, histoire de revenir aux fondamentaux. Les anarchistes catalans savent combien ils risquent de payer cher un soutien à la cause catalane, recorda la contre-révolution de mai 1937 ! Lire la suite

Libère mon imagination (extrait)

Pour que l’esprit s’apaise il est nourri de liberté fictive / Nous voilà esclaves sans chaînes / Mais ils sont bien loin les champs de coton / Aujourd’hui sans contrainte, on trime dans les champs de béton

Le conditionnement est si parfait, tellement accepté / Que certains attendent qu’on leur dise de penser : Le précieux héritage serait-il à jamais perdu / Est-ce qu’il n’y a que dans ma tête que les chants continuent

IAM – Libère mon imagination, in L’école du micro d’argent (1997)

Franchement Jean-Michel…

En cette morose rentrée, un texte revigorant de « La maîtresse va craquer« , repris par le site 800 000 feignasses.


Et blablabla, et blablabla. Euuuh, pardon. Et b.a-ba et b.a-ba. Ca y est, c’est reparti. Comme tous les ans, non ? C’est vrai que chaque année, nous, les gentils instits de CP, on attend impatiemment les consignes de notre ministre pour savoir comment va-t-on bien pouvoir faire pour apprendre à nos petits loulous à apprendre à lire. Parce qu’on ne sait pas, en fait. On n’y a jamais réfléchi, pensez-vous, donc. Dix mois par an, à se confronter à des petits 5/6 ans qui bataille… Lire la suite

Qui est le nouveau ministre de l’éducation nationale ?

Les premières annonces de M. Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l’éducation nationale, n’ont rien de rassurant. L’impression générale est une grande liberté laissée aux acteurs du système éducatif mais également un grand classicisme, pour ne pas dire conservatisme sur un certain nombre de sujets : redoublement, aide aux devoirs, classes bilingues, notes… Bref, du bon libéralisme à la sauce vieille France ! Et libéralisme et liberté ne font pas bon ménage…

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De la liberté pédagogique

Une liberté bien encadrée certes, mais de quoi parle-t-on ? De la liberté de l’enseignant de faire ce qu’il veut dans sa classe (méthodes, démarches, médiations…) sans qu’on puisse lui demander de rendre compte ? De la liberté de l’enseignant d’innover, de créer, d’expérimenter voire de résister à des « pressions partisanes » ? Regardons de plus près…

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L’autorité d’hier… et celle d’aujourd’hui

Une réflexion philosophique en écho à l’injonction paradoxale « sois libre ! », chronique intéressante de Jean-Pierre Bernajuzan parue sur le site du Monde en 2011 : http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/01/03/l-autorite-d-hier-et-celle-d-aujourd-hui-1_1460236_3232.html

Le père peinard

La politique ? Le vieux gniaff s’en occupera juste assez pour en fiche sa salopise en lumière ; par l’accumulation des faits, il prouvera la malfaisance permanente des gouvernants. Puis, c’est avec une faramineuse jubilation qu’il crossera les souteneurs de la société actuelle. Les Gallonards qui abrutissent nos fistons dans leurs casernes, au point de les transformer en assassins de leurs paternels, de leurs frangins et de leurs amis. Les Ratichons qui rêvent le rétablissement de l’Inquisition et qui, avec leurs cochonnes de Croix, empoisonnent le pays. Les Jugeurs qui distribuent l’Injustice au gré des dirigeants, sont patelins avec les gros bandits et teignes avec les mistoufliers. Pas un de ces chameaux, non plus que les autres vermines, ne passera au travers et n’évitera l’astiquage du père peinard.

14 janvier 1900 – « Le père peinard » (1889-1902), journal anarchiste fondé par Emile Pouget

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